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Articles by Regina Franklin

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Nous nous attendions à ce que la soirée à l’église soit amusante...

Tout d’abord

Les passants, ne semblant pas remarquer les tracts qui jonchaient le trottoir ni les pancartes affichées un peu partout à l’intersection, maintenaient un rythme de vie normal en ce week-end d’élection nationale.

Des cœurs généreux

J’ai ouvert une lettre de notre créancier hypothécaire et, au lieu d’une facture, j’ai trouvé un chèque ! Nous avions amassé un surplus dans notre compte de garantie bloqué, et notre banque nous a envoyé un chèque du même montant.

Une autre vision

Je n’aime pas lorsque les mots me manquent. Je me sens démunie lorsque je n’arrive pas à réconforter quelqu’un qui souffre. Il est déjà difficile d’affronter des circonstances imprévues, mais parfois nous nous sentons impuissants à cause de notre incapacité à répondre à leur « pourquoi ».

La distance

A-t-il des raisons ? Oui, elles sont nombreuses. En se rendant au parc pour sa course à pied du dimanche, il croise plusieurs églises et il se dit qu’il apprécie sa solitude. En fait, il croit qu’en étant seul il peut se rapprocher de Dieu tout aussi facilement, sinon plus. Cependant, les souffrances qui s’empilent, les multiples excuses et les explications compliquées camouflent une réalité simple : l’Église n’a pas été un endroit de confiance pour lui.

Protégé

Je contournais des petits chantiers de construction en marchant sur la pointe des pieds pour aller rejoindre mon mari qui parlait avec des membres de l’Église qui rénovaient le bâtiment. Alors que j’attendais, j’ai remarqué un petit trou dans le gant de mon mari juste en dessous de la jointure de son doigt. Il m’a expliqué que la garde de protection de la meuleuse à haute puissance avait bougé pendant qu’il l’utilisait. Le diamant de son alliance a encaissé le coup de la lame à rotation rapide. Ses doigts ont été épargnés ; la seule marque de l’accident a été la taille réduite des diamants et le petit trou dans son gant.

Vivre droitement

J’ai fait le tri sur mon bureau en soulevant avec soin chaque feuille de papier, pour la énième fois. J’ai cherché dans mes classeurs, dans la bibliothèque, dans les dossiers de mon ordinateur et dans ma boîte de courriels tout en priant avec ferveur pour retrouver le document manquant. Déçue et fâchée, j’ai pris une grande respiration et j’ai informé mon superviseur avant d’écrire à l’auteur du document pour qu’il m’envoie une copie. Mes prières ont été exaucées de façon inattendue lorsque l’on m’a répondu que le document ne m’avait pas encore été envoyé !

Espoir étincelant

Assis à notre table, nous profitions d’une belle soirée en attendant que la serveuse vienne nous voir. Elle s’est présentée et, grâce à son entrain, le courant est immédiatement passé entre nous, même si nous venions de la rencontrer. Toutefois, au fil de notre repas, mon mari et moi avons relevé les commentaires d’autodénigrement qu’elle disait chaque fois qu’elle venait à notre table. Nous lui avons parlé avec assurance de la beauté de Dieu en elle et lui avons demandé de prier avec elle. Le lendemain matin, à ma grande surprise, j’ai reçu d’elle une demande d’amitié sur Facebook. Ni mon mari ni moi n’avions mentionné notre nom ou celui de l’Église où nous servons.

Lavé

La pluie constante avait transformé le terrain ferme de notre cour arrière en un sol ramolli et trempé. Je marchais à l’extérieur et je sentais la fraîcheur de l’eau et de la boue qui éclaboussait entre mes orteils. Nos chiens avaient creusé dans un petit coin du terrain ; j’ai donc décidé d’y placer quelques blocs de ciment pour les empêcher d’y avoir accès. J’étais couvert de saleté humide et d’herbe. J’ai voulu me laver avant de retourner à l’intérieur. J’ai observé le jet d’eau claire me rendre propre à nouveau.

Une autre perspective

En seulement quelques heures, mon mari et moi avons appris que, même si nous allions nous marier bientôt, nous n’allions pas parcourir le même chemin. Nous nous fréquentions depuis plus d’un an lorsque nos pères sont entrés à l’hôpital le même jour, dans différents établissements. L’un était dans les dernières phases du cancer et avait une respiration irrégulière ; l’autre se trouvait sur la table d’opération après une chirurgie à coeur ouvert et souffrait d’une hémorragie interne. Deux vies planaient entre ciel et terre. Le jour suivant, un seul était toujours vivant.