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Articles by Regina Franklin

Vivre droitement

J’ai fait le tri sur mon bureau en soulevant avec soin chaque feuille de papier, pour la énième fois. J’ai cherché dans mes classeurs, dans la bibliothèque, dans les dossiers de mon ordinateur et dans ma boîte de courriels tout en priant avec ferveur pour retrouver le document manquant. Déçue et fâchée, j’ai pris une grande respiration et j’ai informé mon superviseur avant d’écrire à l’auteur du document pour qu’il m’envoie une copie. Mes prières ont été exaucées de façon inattendue lorsque l’on m’a répondu que le document ne m’avait pas encore été envoyé !

Espoir étincelant

Assis à notre table, nous profitions d’une belle soirée en attendant que la serveuse vienne nous voir. Elle s’est présentée et, grâce à son entrain, le courant est immédiatement passé entre nous, même si nous venions de la rencontrer. Toutefois, au fil de notre repas, mon mari et moi avons relevé les commentaires d’autodénigrement qu’elle disait chaque fois qu’elle venait à notre table. Nous lui avons parlé avec assurance de la beauté de Dieu en elle et lui avons demandé de prier avec elle. Le lendemain matin, à ma grande surprise, j’ai reçu d’elle une demande d’amitié sur Facebook. Ni mon mari ni moi n’avions mentionné notre nom ou celui de l’Église où nous servons.

Lavé

La pluie constante avait transformé le terrain ferme de notre cour arrière en un sol ramolli et trempé. Je marchais à l’extérieur et je sentais la fraîcheur de l’eau et de la boue qui éclaboussait entre mes orteils. Nos chiens avaient creusé dans un petit coin du terrain ; j’ai donc décidé d’y placer quelques blocs de ciment pour les empêcher d’y avoir accès. J’étais couvert de saleté humide et d’herbe. J’ai voulu me laver avant de retourner à l’intérieur. J’ai observé le jet d’eau claire me rendre propre à nouveau.

Une autre perspective

En seulement quelques heures, mon mari et moi avons appris que, même si nous allions nous marier bientôt, nous n’allions pas parcourir le même chemin. Nous nous fréquentions depuis plus d’un an lorsque nos pères sont entrés à l’hôpital le même jour, dans différents établissements. L’un était dans les dernières phases du cancer et avait une respiration irrégulière ; l’autre se trouvait sur la table d’opération après une chirurgie à coeur ouvert et souffrait d’une hémorragie interne. Deux vies planaient entre ciel et terre. Le jour suivant, un seul était toujours vivant.

Se fondre dans la masse

Par une soirée fraîche, alors que nous étions en vacances, ma fille et moi sommes allées marcher sur la plage. Je l’ai interrompue au milieu d’une phrase en lui tapant le bras et je lui ai dit en pointant quelque chose : « Regarde là-bas ! » Ce qui semblait être du sable qui bouge était, en regardant de plus près, un petit crabe qui courait sur la plage. Il était protégé par sa couleur beige, sa petite taille et ses réflexes rapides qui l’empêchaient d’être vu et encore moins d’être attrapé. La petite créature voulait survivre et non pas se faire remarquer.

Bonté certaine

En grandissant, ma soeur et moi avons reçu de nos parents un enseignement sur l’amour de Jésus et nous avons appris à apprécier la prière personnelle avec lui. Étant plus âgée, les diverses épreuves de la vie m’ont mis beaucoup de pression et mes prières se sont transformées en requêtes fondées sur mes besoins plutôt qu’en dialogues avec celui qui aime donner à ses enfants (MT 7.11). Autrement dit, mes prières dépendaient des circonstances plutôt que du caractère de Dieu. Avec le temps, j’ai appris à demander selon sa volonté, mais aussi selon sa bonté.

Donner le ton

Notre fille aînée a commencé à conduire. Même si mon mari et moi avions compris que ce jour arriverait, je n’arrête pas de me demander si nous l’avons bien préparée.

Prématuré

Né à 34 semaines, c’était un miracle de trois livres. Des tubes et des fils sortant de son minuscule corps servaient à suivre ses progrès constants. Sa vision était limitée par un masque de gaze douce qui protégeait ses yeux de la photothérapie. Il se fâchait souvent à cause de l’équipement qui restreignait ses mouvements. Toutefois, lorsque son père a inséré son bras dans la petite ouverture de l’incubateur pour prendre doucement la petite tête de son fils dans sa grande main, le puissant guerrier sous forme de bébé s’est calmé et s’est assoupi.

Dévastée dans l’allée 9

Le coeur lourd, j’avais envie de ranger mon panier de courses et d’interrompre leur conversation. Même si je n’avais pas entendu toute leur âpre discussion, j’en avais assez entendu pour savoir que les quatre clients étaient très insatisfaits de certains membres de leur Église locale. Ironiquement, aucun d’entre eux n’a semblé plus heureux après avoir évacué sa colère. Je ne les connaissais pas, ni ceux dont ils parlaient, ni même leur Église, mais cette division au sein du corps de Christ dans l’allée d’un commerce m’a attristée.

Être compatissant

Le Bateau ouvert de Stephen Crane raconte l’expérience de quatre hommes qui tentent de survivre, perdus en pleine mer dans un canot de sauvetage. Ironiquement, l’un des hommes fait une réflexion sur un poème qu’il avait lu lorsqu’il était étudiant et qui traite d’un soldat qui combattait à Alger. L’homme a compris qu’« il n’avait jamais considéré que cela le regardait qu’un soldat de la Légion gisait mourant à Alger, ni que c’était une raison pour être triste. Cela lui importait moins qu’une pointe de crayon brisée ». Il n’avait pas ressenti de compassion pour le soldat jusqu’à cet instant.

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> Général

Intouchable

La lèpre était l’une des maladies les plus redoutées à l’époque de Jésus. La personne qui en souffrait était condamnée à vivre seule et isolée. Les lois cérémonielles juives interdisaient tout contact physique avec un lépreux. Celui-ci devait vivre hors du camp, à l’écart de sa famille et de ses voisins (LÉ 14.2,3). S’il venait à s’aventurer dans le grand public, il devait crier : « Impur ! Impur ! » afin que les gens sachent qu’ils devaient s’en tenir loin (13.45,46).

Familles et pendules

Mon ami d’âge mûr avait du mal à apprécier son Église locale. Il avait été élevé dans une famille qui accordait de l’importance à leur relation personnelle avec Dieu, mais qui se souciait peu de la religion organisée. Lorsque ses parents étaient plus jeunes, leur Église avait cessé de prêcher l’Évangile. Ils avaient donc commencé à se méfier de toutes…