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Articles by Mart DeHaan

Seul dans l’espace

L’astronaute d’Apollo 15 Al Worden savait ce que c’était que de se trouver du côté opposé de la Lune. Pendant trois jours, en 1971, il a navigué seul à bord de son module de commande, Endeavor, tandis que deux membres de l’équipage spatial travaillaient à des milliers de kilomètres plus bas, sur la Lune. Il avait alors pour tous compagnons les astres au‑dessus de lui qu’il se rappelle avoir été d’un tel éclat qu’ils semblaient l’envelopper de lumière.

Quelqu’un à toucher

Les passagers d’un métro du Canada ont été les témoins de l’émouvante conclusion d’une situation tendue. Ils ont regardé une septuagénaire tendre gentiment la main à un jeune homme dont la voix forte et les propos dérangeants faisaient peur aux autres passagers. Par sa gentillesse, cette dame a apaisé l’homme, qui s’est effondré au sol et a éclaté en sanglots. La dame a reconnu par la suite avoir eu peur, mais en précisant ceci : « Je suis maman et il avait besoin que quelqu’un le touche. » Bien que le bon sens lui aurait dicté de garder ses distances, elle a couru le risque d’aimer.

Là où l’Est rencontre l’Ouest

Lors de sa rencontre avec des étudiants originaires de l’Asie du Sud‑Est, un enseignant d’Amérique du Nord a appris une leçon. Après avoir soumis sa classe à un test à choix multiples, il a découvert à sa grande surprise que ses élèves avaient laissés de nombreuses questions sans réponse. En leur rendant leurs examens corrigés, il leur a suggéré de tenter de répondre à toutes les questions la prochaine fois plutôt que de laisser des questions sans réponse. Étonné, l’un de ses élèves a levé la main et lui a demandé : « Et si je tombais par hasard sur la bonne réponse ? Cela laisserait croire que je la connaissais, alors que ce n’était pas le cas. » L’élève et le professeur nourrissaient une perspective et une façon de faire différentes.

Une entrevue surprise

À bord d’un métro londonien, un passager matinal a invectivé un autre passager qui lui a barré le chemin. C’était le genre d’incident malheureux et irréfléchi qui reste généralement irrésolu. Plus tard ce jour‑là, l’inattendu s’est toutefois produit. Un gestionnaire a envoyé un mot à ses amis des médias sociaux : « Devinez qui vient de se présenter à une entrevue d’emploi ! » Lorsque son explication a paru sur Internet, des gens du monde entier lui ont envoyé des clins d’oeil et des sourires. Imaginez un peu vous faire accueillir à une entrevue d’emploi par la personne même qui vous a invectivé quelques heures auparavant !

Chez soi

Steven, un jeune réfugié africain apatride, croit être né au Mozambique ou au Zimbabwe, mais n’a jamais connu son père et a perdu sa mère. Celle-ci, fuyant la guerre civile, était allée de pays en pays, gagnant sa vie comme vendeuse de rue. Sans papiers et incapable de prouver son lieu de naissance, Steven est entré un jour dans un commissariat britannique pour demander à se faire arrêter. La prison lui semblait préférable à la survie dans la rue sans les droits et les privilèges afférents à la citoyenneté.

L’anneau de l’invisibilité

Le philosophe grec Platon (vers 427 à 348 av. J.‑C.) a découvert une façon imaginative d’éclairer le côté sombre du coeur humain. Il a raconté l’histoire d’un berger ayant découvert par hasard un anneau d’or que l’on avait profondément enfoui dans le sol. Un jour, un terrible tremblement de terre a ouvert un tombeau très ancien aménagé dans le flanc d’une montagne, révélant ainsi l’anneau à ce berger. Or, celui‑ci a aussi découvert accidentellement que l’anneau concerné détenait le pouvoir magique d’accorder à la personne qui le portait de devenir invisible chaque fois qu’elle le désirait. En réfléchissant à l’invisibilité, Platon s’est demandé : Si les gens n’avaient à se soucier ni de se faire prendre en flagrant délit ni de se faire punir, résisteraient‑ils à la tentation de mal agir ?

Un arbre riverain

C’était un arbre enviable qui poussait sur une propriété riveraine où il n’avait à se préoccuper ni des bulletins de météo, ni des intempéries, ni d’un avenir incertain. Nourri et rafraîchi par la rivière, il passait ses journées à lever ses branches vers le soleil, à retenir la terre de ses racines, à purifier l’air de ses feuilles et à offrir de l’ombre à quiconque avait besoin de s’abriter du soleil.

L’ Avocat

Depuis sa cellule de prison floridienne, Clarence Earl Gideon a envoyé un mot en juin 1962 afin de demander à la Cour Suprême des États‑Unis de revoir sa condamnation pour un crime dont il se disait innocent. Il précisait dans ce mot qu’il n’avait pas les moyens de retenir les services d’un avocat.

Grandir sous le vent

Imaginez un monde sans vent. Les lacs seraient calmes et les feuilles mortes n’envahiraient pas les rues. Reste que, dans ce cas, qui s’attendrait à ce que des arbres tombent soudain ? Or, c’est précisément ce qui est arrivé dans un dôme forestier de verre bâti dans le désert de l’Arizona. Des arbres grandissant dans une énorme bulle sans vent, la Biosphère 2, poussaient plus vite que la normale avant de s’écrouler subitement sous leur propre poids. Les chercheurs de ce projet ont fini par en trouver l’explication. Ces arbres avaient besoin de subir le stress des vents pour se fortifier.

L’amour de l’ennemi

Lorsque la guerre a éclaté en 1950, le jeune Kim Chin‑Kyung de 15 ans s’est joint à l’armée sud‑coréenne pour défendre son pays. Il n’a alors pas tardé à découvrir qu’il n’était pas prêt à vivre les horreurs du combat. Tandis que de jeunes amis mouraient autour de lui, il a supplié Dieu d’épargner la sienne en lui promettant que, s’il lui permettait de vivre, il apprendrait à aimer ses ennemis.

Sujets connexes

> Général

Intouchable

La lèpre était l’une des maladies les plus redoutées à l’époque de Jésus. La personne qui en souffrait était condamnée à vivre seule et isolée. Les lois cérémonielles juives interdisaient tout contact physique avec un lépreux. Celui-ci devait vivre hors du camp, à l’écart de sa famille et de ses voisins (LÉ 14.2,3). S’il venait à s’aventurer dans le grand public, il devait crier : « Impur ! Impur ! » afin que les gens sachent qu’ils devaient s’en tenir loin (13.45,46).

Familles et pendules

Mon ami d’âge mûr avait du mal à apprécier son Église locale. Il avait été élevé dans une famille qui accordait de l’importance à leur relation personnelle avec Dieu, mais qui se souciait peu de la religion organisée. Lorsque ses parents étaient plus jeunes, leur Église avait cessé de prêcher l’Évangile. Ils avaient donc commencé à se méfier de toutes…