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Le désordre de qui ?

Est‑ce qu’ils ne pourraient pas transporter leurs ordures jusqu’ici ? » ai‑je grommelé à Jay en ramassant des bouteilles vides sur la plage et en les jetant dans la poubelle située à moins de six mètres de là. « Le fait de laisser la plage sale pour les autres leur procure‑t‑il plus de fierté ? J’espère vraiment que ce sont des touristes. Je préfère croire que parmi les gens du coin aucun ne traiterait notre plage avec aussi peu de respect. »

Un prénom

La plupart des familles ont leurs propres histoires familiales. Dans notre famille l’une concerne la façon dont j’ai reçu mon prénom. Il semblerait que, nouvellement mariés, mes parents ne s’entendaient pas sur le prénom à donner à leur premier fils. Maman voulait qu’il porte celui de son père, mais papa ne voulait pas que l’un de ses fils s’appelle « Junior ». Après en avoir longuement discuté, ils ont convenu d’un compromis : ils donneraient à un fils ce prénom à la seule condition qu’il naisse le jour de l’anniversaire de papa. Chose extraordinaire, je suis né précisément ce jour‑là. On m’a donc donné le nom de mon père, en y joignant « Junior » (fils, en français).

Nos semblables

Vers la fin du XIXe siècle, William Carey s’est senti appelé à se rendre en Inde comme missionnaire pour y annoncer la bonne nouvelle de Jésus. Les pasteurs de son entourage se moquaient de lui ainsi : « Jeune homme, si Dieu veut sauver [qui que ce soit] en Inde, il le fera sans votre aide ou la mienne ! » La raison d’être du partenariat leur échappait, car c’est un fait que Dieu accomplit très peu de choses ici‑bas sans faire appel à notre collaboration.

Une foi diluée

Habituellement, je pense au sel dans le contexte de ce que je consomme, comme quand mon médecin « m’encourage » sans cesse à dire non à l’utilisation d’une trop grande quantité de cette substance. Mais le sel n’est pas seulement quelque chose dont on saupoudre les frites. Dans les temps anciens, on l’utilisait pour conserver les aliments, ou comme offrande, et on le frottait sur les nouveau-nés comme acte de purification (Lé 2.13 ; Éz 16.4). Dans cette optique, le sel est le symbole de notre caractère unique en tant que croyants en Jésus – nous sommes mis à part, bénis, utiles et saints

Marcher sur l’eau

Lorsque j’ai appris à faire de la voile, je devais marcher le long d’une plateforme flottante très instable pour atteindre les petits bateaux à bord desquels se donnaient les cours. Cela me faisait horreur. Comme je n’ai pas beaucoup d’équilibre, j’étais terrifié à l’idée de tomber entre la plateforme et le bateau en essayant d’y monter. J’ai failli y renoncer. « Gardez les yeux fixés sur moi, me disait l’instructeur. Je suis là et je vais vous rattraper si vous glissez. » J’ai fait comme il m’a dit, et je suis maintenant le fier détenteur d’un certificat attestant que je maîtrise les rudiments de la voile !

Eaux agitées

Palmer Chinchen, auteur de True Religion (La vraie religion), raconte la fois où il est allé faire la descente des rapides du fleuve Zambèze. Alors que ses frères et lui se préparaient à descendre les montagnes russes aquatiques, le guide leur a donné quelques conseils utiles : « Quand – pas si – le radeau se retourne, restez dans les eaux agitées. Vous serez portés à nager vers les eaux stagnantes du bord des rives. Mais n’y allez pas parce que c’est dans les eaux stagnantes que les crocodiles vous attendent. Ils sont gros et ils ont faim. Donc, lorsque le radeau se retourne, restez dans les eaux agitées. »

Nos prières

Lorsque j’étais enfant, mes parents faisaient en sorte que nous priions chaque soir avant le repas. Assis autour de la table de la cuisine, mes frères et soeurs et moi baissions la tête et mon père ou ma mère priait.

Des fondations solides

De la fenêtre de mon bureau à Singapour, je pouvais observer l’excavation d’un lot de terre où allait être érigé un nouvel immeuble. Après plusieurs mois, le projet de construction ne semblait pas avancer en dépit d’un débordement d’activités.

Logés à la même enseigne

Lorsque le bateau de croisière est entré dans le port, les passagers en sont descendus aussi vite que possible. Au cours des derniers jours, ils avaient subi l’éclosion d’un virus et des centaines de personnes étaient tombées malades. Un certain passager, que l’on a interviewé à sa descente du navire, a dit : « Eh bien, je ne voudrais pas trop me plaindre. Je veux dire que je sais que tout le monde était logé à la même enseigne. » Sa réplique a fait sourire le journaliste.

Des racines buvant du ciel

Un homme a frappé à la porte de mon bureau et m’a demandé de célébrer son mariage. Je lui ai fait signe de s’asseoir pour qu’on discute de ses plans, de son horaire et de sa vie spirituelle. « Oh ! je ne suis pas sûr que vous compreniez », a-t-il dit, « j’aimerais que vous célébriez mon mariage aujourd’hui, dans l’heure qui vient. » Son histoire est compliquée, mais sa fiancée venait d’un pays d’Asie et vivait aux États-Unis avec un visa de séjour temporaire. Pour de nombreuses raisons, il voulait se marier tout de suite, mais il ne voulait pas que la cérémonie soit célébrée par une autorité civile. Il voulait une église et un pasteur.