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Découvrir notre faim

Lorsque nos garçons rentrent de l’école ou reviennent de jouer dehors, ces gémissements prévisibles sortent de leur bouche : « Je meurs de faim. Je vais mourir si je ne mange pas. » Ils foncent sur Miska et moi comme des vautours en affirmant qu’ils vont défaillir si la nourriture n’arrive pas. Habituellement, nous leur énumérons les collations saines qui sont à leur disposition (noix, fruits, compote de pommes, yaourt), mais ils repoussent chaque option. « Non, je n’en veux pas. Non, ça n’a pas l’air bon. » Bien entendu, je leur réponds ce que chaque parent depuis le début de l’humanité a répondu à ses enfants dans une circonstance semblable : « Si vous étiez vraiment en train de mourir de faim, vous mangeriez n’importe laquelle de ces choses-là. Il est évident que vous n’avez pas si faim que cela. »

QUELLE EST VOTRE DEVISE ?

Grug Crood, le père d’une famille des cavernes dans un film d’animation, croit qu’il n’existe aucun endroit sûr en dehors de leur grotte. Les membres de cette famille se blottissent les uns contre les autres à la nuit tombée afin que le père puisse les protéger. Il est d’avis que son adolescente devrait renoncer à son côté aventurier, qui ne peut lui attirer que des ennuis. En ce qui a trait à sa famille, sa devise est la suivante : « Il ne faut jamais ne pas craindre. » Autrement dit : « Il faut toujours craindre. »

DES ERREURS EMBELLIES

Tôt dans sa carrière, le musicien de jazz Herbie Hancock a été invité à jouer dans le quintette de Miles Davis, qui était déjà alors une légende du monde musical. En entrevue, Hancock a reconnu être nerveux, mais que l’expérience s’avérait des plus merveilleuses en raison de la grande bonté de Davis. Au cours d’un certain concert, tandis que Davis approchait du point fort de son solo, Hancock a joué le mauvais accord. Il en était mort de honte, mais Davis a continué comme si de rien n’était. « Il a joué quelques notes qui ont corrigé mon accord », a déclaré Hancock.

Un Roi né pour tous

Première scène : Une étable à Bethléhem, en Judée. Un groupe de bergers s’agenouille devant un bébé endormi dans une mangeoire (Lu 2.8-20). La société de l’époque méprise ces bergers crasseux et malpropres, et ne peut concevoir qu’ils soient là. Comment peuvent-ils avoir obtenu un si grand privilège ?

Près du berceau

Les anges étaient à deux doigts de s’empoigner. Une multitude de petites filles vêtues de toges blanches et d’auréoles était rassemblée autour du berceau de la scène de la nativité de notre église. Malheureusement, quelques chérubins impatients ont décidé qu’ils voulaient mieux voir le bébé. Des poussées et des coups de coude s’ensuivirent. Finalement, une petite s’est tournée vers l’auditoire et a crié : « Maman ! » juste avant que le directeur sorte tout le monde de la scène.

Attendre dans l’adoration

Je n’ai jamais été exceptionnellement douée pour l’attente. Quoique j’aie appris qu’elle est fructueuse uniquement si les désirs de mon coeur sont tournés vers Dieu, celui-ci, depuis un certain temps, travaille sur mon attitude dans l’attente.

NOËL UKRAINIEN

Les Ukrainiens incluent de nombreux éléments merveilleux dans leur observance de Noël. On place parfois des fétus de paille sur la table du soir pour rappeler l’étable de Bethléhem. Une autre partie de leurs célébrations évoque les événements qui se sont déroulés la nuit où le Sauveur est entré dans le monde. Ils offrent une prière de Noël, puis le père de famille déclare : « Christ est né ! » La famille lui répond alors : « Glorifions-le donc ! »

Le péché, c’est sérieux

Dans son livre He Sent Leanness (Il a envoyé le dépérissement), David Head reprend une confession publique traditionnelle du péché retrouvé dans le Livre de la Prière Commune et offre un regard satirique sur notre banalisation du péché : « Parents bienveillants et complaisants : nous avons commis quelques erreurs de jugement, mais ce n’était pas vraiment notre faute. À cause de forces hors de notre contrôle, nous avons parfois négligé d’agir selon notre intérêt. Nous avons fait de notre mieux tenant compte des circonstances. Nous sommes heureux de dire que nous nous en sommes bien tirés, et peut-être mieux que la moyenne. Soyez fidèles à vous-même avec ceux qui sont conscients de leurs imperfections. » Ah ! qu’il est facile de se confier dans sa propre droiture et de justifier ses péchés !

L'appel risqué de Marie

Qu’il me soit fait selon ta parole ! (Lu 1.38.) C’est avec ces mots que la jeune (probablement adolescente) Marie a répondu au plus important appel de Dieu jamais effectué. Elle avait été choisie pour donner naissance au Fils de Dieu. Les implications seraient énormes.

LES PIERRES CRIERONT !

Chaque année, il semble que Noël se commercialise de plus en plus. Même parmi les nations où la majorité des gens se disent « chrétiens », il évoque plus les emplettes que l’adoration. Les pressions exercées sur nous pour nous faire acheter des cadeaux et organiser de grandes parties nous donnent de plus en plus de fil à retordre pour rester centrés sur le véritable sens des fêtes : la naissance de Jésus, le Fils unique de Dieu, le Sauveur du monde.