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ARBRES DE SENTIER

Au cours des dernières années, l’histoire des autochtones du nord du Michigan, où ma fille habite, en est venue à la fasciner. Par un après-midi d’été que j’étais en visite chez elle, elle m’a montré une route flanquée d’un panneau sur lequel on pouvait lire : « Trail Trees » (Arbres de sentier). Elle m’a expliqué que l’on croit qu’il y a longtemps les autochtones inclinaient les jeunes arbres en direction de destinations précises et que ces arbres continuaient ainsi de pousser en adoptant des formes inhabituelles.

DES BRUITEURS

Crunch. Crac. Flap. Au début du cinéma, des bruiteurs créaient des sons pour étayer l’action de l’histoire. En pressant une bourse de cuir remplie de fécule de maïs, ils produisaient le son de pas dans la neige ; en secouant une paire de gants, ils imitaient le son des ailes d’oiseau en vol ; en fouettant l’air d’une baguette, ils faisaient un flap. Pour rendre les films aussi réalistes que possible, ils utilisaient des techniques imaginatives pour recréer des sons.

UN CHOIX IRRÉVOCABLE

Provenant de quelqu’un qui accordait auparavant du prix aux dieux ancestraux, l’affirmation que mon père de 90 ans a faite à la fin de sa vie était remarquable : « Quand je vais mourir, a-t-il articulé avec difficulté, personne ne devrait faire quoi que ce soit d’autre que ce que l’Église fera. Pas de propos d’un voyant, pas de sacrifices aux ancêtres, pas de rituels. Ma vie est entre les mains de Jésus-Christ, ainsi en ira-t-il de ma mort ! »

SELON L’HORLOGE DE DIEU

Je rends visite à deux dames âgées de temps à autre. L’une d’elles est financièrement à l’aise, est en bonne forme pour son âge et vit chez elle, mais elle trouve toujours à redire de quelque chose. L’autre est infirme à cause de l’arthrite et sa mémoire est défaillante. Elle vit en s’accommodant de peu et garde sous la main un carnet lui rappelant ses rendez-vous. Pourtant, chaque fois qu’elle reçoit un visiteur dans son minuscule appartement, elle déclare toujours en premier lieu : « Dieu est tellement bon pour moi. » En lui tendant ce carnet lors de ma dernière visite, j’ai remarqué qu’elle y avait inscrit la veille : « Je sors manger demain midi. Merveilleux ! Un autre jour heureux ! »

SIMPLEMENT FAIRE CONFIANCE

Lorsque nos enfants étaient jeunes, les amener chez le médecin était une expérience intéressante. La salle d’attente était remplie de jouets avec lesquels ils pouvaient s’amuser et de revues pour enfants que je pouvais leur lire. Jusquelà, il n’y avait pas de problème. Par contre, dès que je les prenais dans mes bras pour les faire entrer dans le cabinet, tout changeait. Soudain, leur plaisir se transformait en peur lorsque l’infirmière s’approchait d’eux avec en main la seringue nécessaire à leur vaccination. Plus elle approchait, plus ils resserraient leur étreinte autour de mon cou pour que je les réconforte, espérant probablement recevoir du secours, sans savoir que l’on agissait au mieux de leurs intérêts.

REFLÉTER LE FILS DE DIEU

Le petit village douillet de Rjukan, en Norvège, est un endroit formidable où vivre, sauf durant les jours d’obscurité de l’hiver. Situé dans une vallée au pied du mont élevé Gaustatoppen, ce village ne reçoit directement aucun rayon du soleil pendant près d’une demi-année. Il y avait longtemps que les résidents envisageaient d’installer des miroirs au haut de ce mont pour réfléchir le soleil, mais ce n’est que récemment que ce concept est devenu faisable. En 2005, un artiste de la région a lancé « le projet Miroir » afin de réunir des gens en mesure de concrétiser cette idée. Huit ans plus tard, en octobre 2013, les miroirs sont entrés en fonction. Les résidents se sont rassemblés sur la place du village pour se baigner dans la lumière réfléchie.

FAMILLE DE FOI

Durant les années 1980, une classe de célibataires de notre Église est devenue une famille très unie pour beaucoup de gens ayant perdu leur mari ou leur femme à cause d’un divorce ou d’un décès. Lorsque quelqu’un déménageait, ses compagnons de classe faisaient des boîtes, transportaient des meubles et procuraient de la nourriture. Les anniversaires et les fêtes ne se célébraient plus en solitaire tandis que la foi et l’amitié s’unissaient pour créer une relation continue marquée par les encouragements. S’étant tissés dans l’adversité trois décennies plus tôt, de nombreux liens continuent aujourd’hui de s’épanouir et de soutenir des gens seuls et des familles.

JOINDRE LA MISÉRICORDE À LA JUSTICE

Lorsqu’un prévenu comparaît devant un juge, il est à la merci du tribunal. S’il est innocent, le tribunal devrait être un refuge pour lui. Par contre, s’il est coupable, on s’attend à ce que le tribunal lui impose une peine.

L’ESPOIR EN CADEAU

Lorsqu’un puissant typhon a balayé la ville de Tacloban, aux Philippines, en 2013, environ 10 000 personnes sont mortes et beaucoup de survivants se sont retrouvés dans la rue et au chômage. Les produits de base se sont faits rares. Trois mois plus tard, alors que la ville avait encore peine à se sortir de ses ruines, un bébé est né au bord d’une rue à proximité de Tacloban sous des pluies torrentielles et de forts vents. Même si les conditions météorologiques faisaient ressurgir de douloureux souvenirs, les résidents ont uni leurs efforts pour trouver une sage-femme et transporter la mère avec le nouveau-né dans une clinique. Ce poupon a survécu, s’est bien développé et est devenu un symbole d’espoir au cours d’une période de désespoir.

UNE PLACE OÙ ÊTRE

Mille brins de temps, d’événements et de personnes s’entrecroisent pour tisser une tapisserie murale que l’on appelle une place. Plus qu’une simple maison, la place est là où la raison d’être, l’appartenance et la sécurité se réunissent sous le couvert de nos plus grands efforts pour trouver l’amour inconditionnel. La place nous rappelle des souvenirs profondément enfouis dans notre âme. Même si notre place n’est pas parfaite, l’emprise qu’elle exerce sur nous est spectaculaire et magnétique.